"La demande va continuer de progresser, mais toute croissance de notre empreinte carbone devra être neutralisée", a-t-il dit lors de l'assemblée générale de l'IATA.
Giovanni Bisignani a toutefois souligné qu'une coopération était indispensable de la part des industries connexes et des gouvernements :"Les fournisseurs des services de transport aérien doivent faire en sorte qu'il soit possible de voler avec plus d'efficacité. Les groupes pétroliers doivent fournir des carburants plus écologiques et les gouvernements doivent nous donner un accès au marché du crédit carbone."
Le transport aérien est responsable d'environ 2% des émissions de gaz à effets de serre et cette proportion devrait progresser.
Selon Giovanni Bisignani, les biocarburants ont la capacité de réduire de 80% l'empreinte carbone du secteur aérien et il a a pointé du doigt les responsables politiques qui, selon lui, n'investissent pas suffisamment dans la recherche pour développer cette source d'énergie.
L'Union européenne a déjà dit que les émissions des avions seraient intégrées au système de crédits carbone dès 2012, une décision qui a irrité les compagnies aériennes qui craignent que cela représente des coûts supplémentaires.
IATA, quant à elle, souhaite que la question soit réglée au niveau mondial et non au niveau régional afin que toutes les compagnies aériennes soient sur un pied d'égalité : "Les compagnies aériennes doivent obtenir des crédits pour chaque centime qu'elle paieront en taxes, en charges (...)", a dit Giovanni Bisignani. Selon lui, le secteur a déjà pris de nombreux engagements avec des objectifs concrets, le premier d'entre eux étant de réduire l'efficacité des carburants de 1,5% chaque année jusqu'à 2020."Mais nous devons reconnaître que l'amélioration de l'efficacité des carburants n'est pas suffisante. Nos émissions doivent cesser de croître", a-t-il admis.
Il a également attaqué les gouvernements, en particulier Londres, qui taxent le secteur aérien sans affecter ces revenus à des investissements écologiques. Giovanni Bisignani estime désormais à 2,7 milliards de livres les taxes perçues par la Grande-Bretagne sur le trafic passager aérien. "Il est inacceptable que les sommes collectées au nom de l'environnement soit employées pour régler l'augmentation des notes de frais des parlementaires ou à sauver des banques", a-t-il lancé.
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