Donner un peu de soi
Mercredi 18 avril. Je suis devant mon ordinateur, entre dossiers et articles pour mon blog.
15 h. Le téléphone sonne. L'Etablissement Français du Sang, antenne de Lille, me demande si je suis disponible pour un don urgent de plaquettes d'ici vendredi matin. Un malade attend. Un être humain en souffrance.
Le lendemain, jeudi, je suis en déplacement professionnel à Paris. Impossible de répondre à ce besoin pressant. Je râle, je peste contre moi-même.C'est la première fois que l'Institut m'interpelle pour un don " dans l'urgence ". Depuis combien de temps n'ai-je pas donné un peu de mon sang, trop occupée par ma vie de couple et les journées avec mes petits-enfants - l'un d'eux a pourtant bénéficié de plusieurs transfusions dès l'âge de 12 jours - mon activité professionnelle et peut-être du temps perdu à me disperser inutilement ?
L'infirmière me rassure, me déculpabilise : un donneur se manifeste toujours pour aider un malade en attente de don. Rendez-vous pris aussitôt pour le mercredi suivant, le 25 avril. J'ai renoué avec la chaîne du DON.
Je reprends contact avec une équipe d'hommes et de femmes, infirmiers et infirmières, dynamiques et attentifs à mon bien-être et ma santé pendant le prélèvement, répondant à mes interrogations avec intérêt.
- Oui, l'Institut de Lille a besoin quotidiennement de 12 dons de plaquettes
- Oui, la vie des plaquettes est courte, 5 jours, ce qui rend indispensable la régularité des dons pour faire face aux besoins
- Oui, 800 dons de plaquettes sont nécessaires en France chaque jour pour éviter les risques d'hémorragie mettant en péril la vie des malades.
Comme le précise l'EFS, " Le 1er don c'est bien... et après ? ". Rendez-vous pris pour dans 10 semaines, début juillet. " Il faut 5 DONS pour sauver 1 VIE ".
Contact presque fraternel entre les donneurs, de 18 à 65 ans, réunis autour d'un même objectif : penser à l'Autre, celui qui soufrre, celui qui attend si peu de chacun et chacune d'entre nous : un peu de notre temps - un don dure de 1/2 h à 2 h environ - juste un peu d'attention dans notre rythme de vie effréné, juste un peu de VIE.
Aujourd'hui, chacun peut décider de sauver des vies par :
- le don du sang, irremplaçable pour sauver une vie en cas d'accident, d'opération, d'anémie car il n'existe pas de produit capable de se substituer complètement au sang
- le don de plaquettes - restitution des globules rouges au donneur - indispensables pour traiter les personnes en phase de traitements lourds quand la chimiothérapie a détruit les cellules de moëlle osseuse, surtout en cas de leucémie
- le don de plasma - restitution des plaquettes et globules rouges au donneur - pour soigner les hémophiles et grands brûlés.
Chaque jour, des malades ont besoin d'une transfusion sanguine. Ils nous attendent.
Donnons leur un peu de notre temps.
Donnons leur un peu de notre sang.
Donnons leur un peu de Vie.
Demain, après-demain, il y a une collecte de sang près de chez vous.
Dans le même esprit de générosité pensons au Don d'organes. A un moment ou à un autre de ma vie, je peux recevoir un organe en remplacement d'un organe malade. Ou donner l'un ou plusieurs de mes organes.
Sujet
qui concerne chacun et chacune de nous.
Chaque position, pour ou contre, compte pourvu qu'on en prenne une.
Pour en savoir plus : greffedevie ou france.adot.org ou ledonlagreffeetmoi.com
La Vie, elle se partage. Partageons la entre tous.
" Une urgence vitale permanente "








